item Item : Rituel de nouvel an 003_Face B

Title
Rituel de nouvel an
Original title / translation
Capra : la chèvre
Collector
Brailoïu, Constantin (collecteur) ; Alexandru, Tiberiu (opérateur d'enregistrement)
Collection
Musique populaire roumaine [coffret de 4 disques édités]
Recording date
Jan. 1, 1940 - Dec. 31, 1940
Access type
full

Geographic and cultural informations

Location
Transylvanie
Location details
Département de Mures
Language (ISO norm)
Romanian
Population / social group
Roumains
Ethnographic context
Pareille à la "Schnabelgeiss" de la Suisse alémanique, cette Chèvre roumaine est emblème magique de fécondité. Au son de quelque instrument, tel ce petit flageolet des pâtres, elle clopine par les rues, la veille du Nouvel An, escortée par une troupe de garçons, chargée de grelots et, le plus souvent richement attifée des foulards, rubans, colliers et autres colifichets de toutes les filles du village. Tapi sous la peau de bouc ou la carpette qui recouvre une armature de bois, un spécialiste fait claquer, en tirant une ficelle, les mâchoires articulées de l'animal bénéfique. Les détails du rite varient à l'infini. Dans le cas présent (peut-être par la suite d'une fusion de plusieurs coutumes), il comprend trois parties distinctes. Pour commencer, lente promenade, cadencée par une danse lente, ponctuée, à la transylvaine, de "cris" (vers normaux, scandés énergiquement). Ensuite, "aux fenêtres) de qui veut bien leur permettre de s'y produire, les jeunes gens chantent une calende (colinda). Et pour finir, le maître de céans invite les visiteurs à pénétrer dans sa maison où la chèvre se livrera à quelques gambades. Les calendes roumaines d'hiver constituent un vaste fonds poétique et musical, dont l'étude, même après les "Melodien der rumänischen Weihnachtslieder" de Bartok, n'est guère qu'ébauchée. Elle se divisent, grosso modo, en deux grandes classes : les religieuses et les profanes. Celles-là ont pour sujets des légendes populaires relatives à Dieu et aux Saints ; celles-ci apportent, par allusion, voeux et louanges à ceux que l'on visite, en prêtant leurs noms aux héros de quelque aventure agréable ou flatteuse. La spécialisation de ces paraboles est poussée à l'extrême, soit selon l'état-civil (enfant, vieillard, maisonnée), soit selon la profession (berger, cavalier, pêcheur, etc.), soit selon les deux critères ensemble (mère d'un soldat, père de trois chasseurs, etc.). Nos chevriers adressent leurs compliments à un couple âgé. La colinda qu'ils lui dédient présente une abréviation régionale du thème qu'on pourrait intituler "l'hôte au paradis" : sur la table où est assis le vieil homme vertueux, la brise du jardin éternel fait choir des pommes d'argent.
On remarquera que les trois compartiments de notre sortilège obéissent à trois systèmes rythmiques autonomes. Dans la procession initiale, règle l'aksak (indûment baptisé "bulgare"), où les longues valent 1 1/2 (et non 2) brève et les brèves 2/3 (et non 1/2) de longue, ainsi que nous l'enseigne ici, la mesure composée :
[voir image à scanner]
Suit un fragment en giusto syllabique (colinda), puis un 2/4 vulgaire."
Source : livret accompagnant les disques édités par le Musée de l'Homme en 1949, rédigé par C. Brailoïu.
Keywords
Louange, NOUVEL AN, Rituel

Musical informations

Number Composition Vernacular name Interprets
N Choeur hommes N N
1 Flûte N
N Grelot N N
2 Voix parlée homme N N
N Claquettes N N

Archiving data

Code
CNRSMH_E_1950_007_001_003_02
Item number
003_Face B
Creator reference
MH49.7.C.3.II
Remarks
Accès à l'enregistrement en ligne via le site du musée d'ethnographie de Genève : http://www.ville-ge.ch/meg/musinfo_public_ph.php?id=HR1123-4/4
Last modification
Feb. 8, 2013, 4:15 p.m.